Ophtalmologie d'Antibes

Abréviation pour dégénérescence de la macula liée à l'âge ; chaque terme peut être précisément expliqué pour définir cette maladie :

La dégénérescence est une maladie où les cellules perdent leur fonction spécifique et disparaissent ou sont transformées en une matière inerte.

La macula ou centre de la rétine, est la partie de la rétine nous servant à reconnaître les formes tels que les lettres, les visages…

Liée à l'âge signifie que cette maladie n'apparaît qu'après 50 ans et sa fréquence augmente régulièrement avec l'âge (environ 25% après 75 ans).

Les causes

Les causes admises de cette maladie sont la prédisposition génétique, mais aucune mutation génétique connue dans la DMLA ne peut à elle seule déclencher la maladie. Le tabac représente le facteur de risque environnemental le plus important, il peut multiplier le risque jusqu'à 10 fois par rapport à un non fumeur. Les autres causes possibles sont moins importantes et non admises dans toutes les études scientifiques : l'ensoleillement excessif, l'alimentation pauvre en légumes (vitamines anti-oxydantes) et en poissons gras (omégas 3).

La maladie

Avant l'apparition de la maladie il peut exister un stade précurseur, appelé MLA ou maculopathie liée à l'âge, la dégénérescence n'est pas apparue et donc la macula est encore fonctionnelle. Ce stade est dépisté par l'ophtalmologiste en effectuant un fond d'œil et un OCT de la rétine. C'est à ce stade qu'il peut être impératif de s'arrêter de fumer et peut-être de changer ses habitudes alimentaires.

Les signes de la maladie sont des métamorphopsies ou déformations des lignes droites et un scotome ou flou central. C'est essentiellement pendant la lecture que la gêne est la plus importante, la vision de loin (télévision, conduite…) reste longtemps intacte.

Il existe 2 formes de dégénérescence, sèche et humide. La forme sèche, la plus fréquente, évolue très lentement le plus souvent ; entre le dépistage des premiers signes au fond d'œil et la gêne visuelle, il peut s'écouler jusqu'à 15 ans. Il n'existe aucun traitement curatif spécifique pour cette forme.

La forme humide a le plus bénéficié des avantages thérapeutiques depuis 2007 : il s'agit d'injection intra-oculaire de substances anti-VEGF. La forme humide présente au niveau de la rétine un œdème (ou infiltration de liquide) et parfois des hémorragies, ce qui explique qu'elle évolue beaucoup plus rapidement.

Le traitement

Le traitement de la forme humide de la DMLA repose sur des injections intraoculaires (injections intravitréennes) de médicaments anti-VEGF.

Le traitement débute généralement par une phase d'induction comportant plusieurs injections rapprochées, souvent réalisées à environ un mois d'intervalle. C'est principalement au cours des premiers mois que l'on peut observer une amélioration de la vision. L'objectif à plus long terme est surtout de maintenir le résultat obtenu et d'éviter une nouvelle dégradation visuelle.

La fréquence des injections est ensuite adaptée à chaque patient en fonction de l'évolution de la maladie et du résultat de l'OCT. Les traitements actuels permettent souvent d'espacer progressivement les injections, selon un schéma dit « Treat & Extend ». Chez certains patients bien contrôlés, l'intervalle peut atteindre 3 à 4 mois, voire davantage avec certaines molécules récentes.

Le nombre d'injections nécessaires est donc très variable. Il est généralement plus important pendant la première année, puis peut diminuer lorsque la maladie est stabilisée.

Il n'est pas possible de prévoir à l'avance la durée du traitement. La DMLA humide est une maladie chronique qui nécessite une surveillance prolongée. Des contrôles réguliers, comprenant généralement une mesure de la vision et un OCT, permettent de dépister une éventuelle récidive et d'adapter rapidement le traitement.

Cette surveillance et la régularité des injections lorsqu'elles sont nécessaires sont essentielles pour préserver au mieux la vision à long terme.

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